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Description
du travail
Les ressources
naturelles renouvelables constituent un élément important
des systèmes de production agricole et d'élevage, et dans
les stratégies de subsistance en Afrique de l'Ouest. Elles sont
d'une importance primordiale pour les ménages les plus modestes,
les migrants, les femmes, et les groupes d'usagers mobiles (tels que les
éleveurs, les pêcheurs). La gestion de telles ressources
(pâturages, eau, poissons, arbres, fruits sauvages, etc.) est collective,
et diffère énormément des modes de gestion de la
terre agricole familiale. La gestion collective d'une ressource dont l'approvisionnement
est limité requiert des règles déterminant le bénéficiaire,
le moment et l'usage de l'accès à ces ressources. Les droits
sont en général gérés et attribués
aux gens, en fonction de leur appartenance à un groupe social particulier,
plutôt qu'à des individus spécifiques. Une certaine
incertitude et confusion planent quant au statut légal d'une telle
gestion collective des ressources, car les gouvernements ont en général
revendiqué leurs droits de propriété et de gestion.
Ils ont néanmoins rarement pu mettre en pratique ces pouvoirs,
ce qui a donné lieu à une situation de libre accès,
très largement incontrôlé. Dans des zones où
les terres se font de plus en plus rares et où la compétition
s'accroît, les ressources naturelles renouvelables sont soumises
à une pression croissante, obligeant les populations à développer
des stratégies individuelles ou collectives de régulation
de l'accès à ces ressources, indépendamment de leur
statut légal.
Ce chantier analysera l'évolution du statut ainsi que la disponibilité
de telles ressources gérées par la collectivité,
l'importance des revendications des différents acteurs sur ces
ressources, et la facilité avec laquelle les ayant droits secondaires
peuvent y accéder. Les enquêtes de terrain seront conduites
sur les mêmes sites que le chantier de l'axe 1, afin de compléter
la recherche sur les institutions régulant l'accès à
la terre. D'autres enquêtes seront également menées
sur des sites où des groupes locaux (souvent soutenus par un projet
de développement ou une ONG) ont tenté d'instaurer de nouvelles
règles de gestion des ressources collectives. Un certain nombre
de modèles institutionnels ont été développés
pour la gestion de ressources collectives, en général sous
une forme pilote (comme les conventions locales, les marchés de
bois ruraux). Ceux-ci offrent une gamme variée de dispositions,
associant divers degrés de pouvoir et de responsabilités
locales et gouvernementales, et qui sont plus ou moins basées sur
des institutions "coutumières" de gestion.
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